mardi 18 juin 2013

Il m'arrive...

...de lire "tartiflette au citron" au lieu de "tartelette au citron"
et "chantilly aux calamars" au lieu de "chantilly aux Carambars".

Je crois qu'il est grand temps que je retourne en Angleterre
(ou que je change de lunettes, allez savoir).

Comité de visionnage : les aberrations culinaire d'Epic Meal Time

lundi 17 juin 2013

Un grand bravo...

...à Vie Féminine qui combat efficacement les clichés par le biais de ses formations professionnelles :
J'attends avec impatience la création des écoles Vir-Ils et leurs formations de plombier, chauffeur routier et réparateur d’électroménager...

Encore bravo, et merci !

Fond sonore : Jon Lajoie, "Show Me Your Genitals".

samedi 15 juin 2013

Corps étranger, deux ans après

Le hasard de l'actualité a voulu que depuis la pose de mon D.I.U. (stérilet pour les intimes), les médias se sont déchaînés au sujet de la pilule contraceptive : entre le procès fait aux pilules de troisième et quatrième génération et le retrait de la Diane 35 du marché français, le débat a beau être ouvert, mais les alternatives à la pilule restent étrangement absentes – ou presque – de l'information donnée aux consommateurs, renforçant ainsi la peur des publics peu informés (puisque les médias adorent jouer sur la peur pour pousser à la consommation).

Alors laissez-moi vous récapituler mon parcours contraceptif depuis le début :

En 1993, âgée de quinze ans, je sors de ma première visite chez la gynécologue avec une ordonnance pour la Diane 35. Deux semaines plus tard, après avoir été tellement malade que je vomissais ma pilule (et l'avenir donnera raison à mon corps), je passe à une pilule faiblement dosée que je prendrai pendant près de quinze ans.

En 2008, je décide de jeter aux orties toute forme de contraception hormonale. J'y avais déjà songé plusieurs années auparavant, mais ma médecin (française) s'y était opposée sous prétexte que, je cite, "[je] supporte très bien [ma] pilule".
Avec le recul, je me rends compte à quel point elle avait tort, son refus étant vraisemblablement motivé par son petit confort personnel (il est plus commode pour un médecin de rédiger une ordonnance que d'effectuer un acte médical, comme la pose d'un D.I.U.), car cet arrêt a littéralement changé ma vie.

Après avoir longuement réfléchi, j'ai finalement franchi le pas du D.I.U. il y a deux ans, mon seul regret étant de ne pas l'avoir fait plus tôt, car, comme j'ai tenu à en faire part dans mes témoignages, il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat : la pose, bien que très gênante, n'a pas entraîné de douleurs en ce qui me concerne, le seul bémol éventuel étant les petites pertes de sang qui pourraient se produire de manière aléatoire quelques jours après la fin de mes règles.
C'est le prix du confort.

À vrai dire, deux ans après, je n'y pense plus.
Du tout.
Et je n'ai pas à y penser avant 2015, quand il faudra le remplacer.

Et vous, quelle est votre position par rapport à la contraception ?

Conseil de lecture : Soeur Sourire, "La pilule d'or".

lundi 10 juin 2013

Les œillères des temps modernes

L'un des grands avantages de ma formation est que j'y côtoie des personnes venues d'horizons très différents.
Je ne vais pas vous mentir : je souffre, comme tout un chacun, de préjugés plus ou moins ancrés, et le fait d'être au contact d'individus ne partageant absolument pas le même vécu que moi contribue à m'ouvrir l'esprit et à faire tomber un certain nombre de barrières mentales, car vivre – même très – différemment de quelqu'un ne signifie pas que l'on est fondamentalement différents.

J'ai cependant pu observer que l'écart se creuse de façon drastique quand on n'est pas sur une même longueur d'ondes au niveau des valeurs morales, et les discours sexistes, racistes, homophobes ou plus largement sectaires n'ont de cesse de me faire grincer des dents (n'en déplaise aux Témoins de Jéhovah auxquelles j'ai offert une oreille attentive récemment avant de les faire fuir quand je les ai interrogées au sujet de la sexualité et du don de sang).

Si j'ai certainement beaucoup de défauts, je ne pense cependant pas avoir l'esprit trop étriqué, et les gens qui portent des œillères ont le don de m'irriter (pas que ce soit très compliqué, car il m'arrive d'être naturellement irritable, mais passons...).
Or, nous vivons dans une société qui attend de nous d'entrer dans ce moule au format rectangulaire qu'incarnent les écrans – publicitaires, de télévision, d'ordinateurs, de téléphones et autres tablettes supposés refléter avec justesse le monde contemporain. Autant d'œillères des temps modernes qui empêchent pas mal de gens de voir ce qui se passe hors champ ou dans les coulisses, car ils sont hélas par trop nombreux à ne pas se poser de questions : la consommation effrénée de médias plus débilitants les uns que les autres donne à certains individus l'illusion presque parfaite de savoir ce qui se passe dans le monde alors qu'il n'en est rien parce qu'ils se contentent de gober ce qui leur tombe tout cuit dans le bec sans douter un seul instant du bien fondé de l'information.

L'absence de discernement se chargeant du reste, il n'est pas rare que le public se fasse avoir par le nivellement par le bas appliqué depuis maintenant une dizaine d'année par les médias de masse. Tout ça pour offrir aux annonceurs du temps de cerveau disponible.

Et parce qu'elle est passée à la télévision, une information est forcément vraie.
Mais comment en être certain ?

Jamais l'information n'a été aussi immédiate, et pourtant, cette accessibilité à portée de clic semble nous avoir rendus terriblement superficiels. L'actualité est devenue jetable, l'une s'effaçant au profit de l'autre à mesure que tombent les dépêches : la guerre du Mali a cédé la place aux événements en Turquie, le Printemps arabe est déjà loin, tandis que l'Irak, le Rwanda ou l'Afghanistan ont quasiment disparu de nos écrans après les avoir monopolisés il n'y a pas si longtemps que ça.
Entre deux images de conflit, les esprits se calmeront devant les déclarations d'une quelconque vedette de télé-réalité avant de s'échauder à nouveau à l'annonce d'une nouvelle tragédie, non sans avoir été allègrement arrosés de messages publicitaires dans l'intervalle.

Marilyn Manson l'avait déjà très bien résumé en 2002, au cours de sa brillante intervention dans "Bowling for Columbine" de Michael Moore : (…) Vous regarder la télévision, vous regardez les infos, et ça vous fait peur : il y a des inondations, il y a le sida, il y a des meurtres. Et puis il y a la publicité : "achetez Acura", "achetez Colgate". Si vous avez une mauvaise haleine, on ne va pas vous parler, si vous avez des boutons, vous n'aurez pas de succès auprès des filles. C'est une campagne de peur et de consommation, et je pense que l'idée de base est : "Entretenez la peur, et les gens consommeront".


J'avoue que ces dernières semaines ont failli me faire perdre foi en l'Humanité : entre les opposants au mariage pour tous, la liquidation de Virgin Megastore, la violence décomplexée de l'extrême droite et les comportements sexistes qui m'ont directement touchée, j'ai bien dû me rendre à l'évidence que l'hostilité (portée ou non à son paroxysme) est redoutablement contagieuse en plus d'être à portée de main.

Heureusement, j'ai pu trouver du temps pour des personnes et des projets qui me sont chers et m'ont insufflé une énergie et des envies nouvelles...


Comité de visionnage : "Le Temps de Cerveau Disponible".

jeudi 23 mai 2013

Mon manège à moi...

Fond musical : Siouxsie and The Banshees, "Carousel".